Menu Fermer

LE BRUTALISME : MOUVEMENT SOCIAL ET ARTISTIQUE

Le brutalisme est un mouvement architectural qui arrive après la Seconde Guerre mondiale. L’objectif à ce moment précis est de reconstruire vite, avec peu de moyens. Un mouvement artistique et architectural très critiqué qui se démarque néanmoins clairement des autres. Il est reconnaissable par ses assemblages et répétitions d’éléments : les fenêtres par exemple. Un style brut et fonctionnel. 

Corbusierhaus à Berlin par le suisse Le Corbusier (1957) – crédits photo : DR

Le brutalisme est l’expression du brut. Le matériau de prédilection de ce mouvement est le béton brut.

Son nom l’indique, le brutalisme se passe d’ornements et de fioritures. Ce mouvement a néanmoins de nombreux atouts : un mode de construction bon marché pour l’habitat et donc capable d’accueillir de nombreux logements. C’est le cas dans les cités. 

Les Tours Nuages de Nanterre par le français Emile Aillaud (1981) – crédits photo : DR

La beauté n’est pas recherché, seulement l’émotion. Du brutalisme émane une certaine agressivité, qui vient évidemment de son côté primitif. 

Chapelle Notre-Dame du Haut en Haute-Saône par Le Corbusier (1955) – crédits photo : DR

Le vrai problème de beaucoup de ces oeuvres en béton brut, c’est qu’elles vieillissent mal. On le constate très facilement à l’oeil nu. 

Tous les bâtiments ne sont cependant pas tous exclusivement en béton : brique, acier, pierre ou encore verre peuvent également venir se mêler à la construction. Le brutalisme est en réalité très complexe, sa définition est  large, et on ne peut pas le réduire à un seul courant. 

Même si de nombreux architectes ont participé au rayonnement de ce mouvement, beaucoup n’aiment pas y être associé. Trop critiqué ? Pas assez prestigieux ? Qu’à cela ne tienne, le brutalisme est bel est bien présent. Evincé du milieu il y a presque 40 ans, le brutalisme revient avec une vision toute fraîche, portée par une nouvelle génération d’architectes.

Auditorium de León en Espagne par Emilio Tuñón et Luis Mansilla (2001) – crédits photo : DR

 

Villa Alem au Portugal par le suisse Valerio Olgiati (2014) – crédits photo : DR

 

Église Santa Mónica en Espagne par les architectes espagnols de Vicens & Ramos (2008) – crédits photo : DR

Une seconde chance pour le brutalisme qui a quand même été nécessaire pour tous les bâtiments collectifs. Il y a du bon et du mauvais dans tous les mouvements d’architectures. Ne critiquons pas trop vite le brutalisme, car il a vu naître de très belles oeuvres. 

Tours Genex à Belgrade par le serbe Mihajlo Mitrovic (1980) – crédits photo : DR

Dans la mode et le cinéma c’est aussi une forme d’architecture respectée, qui inspire nombre de réalisateurs et créateurs, pour des décors futuristes par exemple.

Le brutalisme a déchaîné les critiques, accusé d’appeler à l’agressivité ou de polluer le paysage. Il est aujourd’hui en plein renouveau. Il ne plaira jamais à tout le monde, mais il faut reconnaître qu’il provoque des émotions, bonnes ou mauvaises, chez chacun d’entre nous. N’est-ce pas une caractéristique essentielle de l’art ?

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Partager

Copy Link to Clipboard

Copier